lundi, janvier 26, 2009

Lumina Magica de Bernard Reeb


Une des caractéristiques que j’apprécie dans Lumina Magica, c’est le ressac du début du premier thème, Sensation of Breath, avec ce flux et reflux quasi récurrent. J’allais dire perpétuel, mais bon, on ne va quand même pas introduire dès le début de l’écoute une telle notion. Alors, découverte, d’espaces intersidéraux, découverte d’autres galaxies ? Non pas. Invitation aux voyages intérieurs, oui, vraisemblablement. Dans le noir, on perçoit toute cette finesse des grains sonores, un peu comme justement comme quand le ressac s’étire, laissant sur la face noire de la roche, des myriades de filets blancs, qui s’estompent. Ici, on est dans le domaine du liquide avec ces sons qui filent à l’inverse abyssale, de l’extrême grave au registre de chœurs, un peu à l’instar d’un Alfred Manessier avec son vitrail fétiche, la Grande Bleue qu’il avait lui-même baptisé, avec cette descente du haut en bas, de l’abysse à la surface, à l’air libre. Pour respirer. Et puis, ces rythmes qui ponctuent, sorte de gazouillis de cétacés amoureux ou de mouvements périodiques des machines du capitaine Nemo, cette vaste symphonie aquatique, n’est-ce pas l’appel de découvertes encore possible sur notre bonne vieille planète terre. Justement, Searching for Heaven, nous ramène dans des contrées plus classiques, on sent cette recherche des clés qui vont permettre l’accès à ce lieu mythique que nous recherchons tous. Les accords, tout en noblesse, nous y invite. Ils évoluent, sont quasiment laminés, apparaissent, disparaissent, sortes de chœurs grégoriens, avant cette onde qui introduit de profondes harmonies, d’accords qui pourraient prendre leur envol dans une cathédrale, et cette onde, aquatique, qui ponctue, évanescente, et qui rappelle au gardien des lieux qu’il n’est qu’un simple pêcheur.L’introduction d’Encounters est superbe. Où la synthèse rencontre le grand orgue, devient majestueuse, se décline en tirettes harmoniques, se dévoile selon leur rang respectif. Magique. C’est l’hommage de Robert Moog, via Bernard, à Olivier Messiaen. Mais aussi, à ce fabuleux organiste qui était Jean Guillou au grand orgue de Saint-Eustache à Paris. A dire vrai, cette pièce dépouillée, qui peut vivre par elle-même, est ma préférée car ce travail harmonique complété par un jeu sur les couleurs du timbre est en constante évolution. Bon, là Into the deep sky, c’est ce que je disais, c’est une descente aquatique, c’est Jules Verne, c’est vingt mille lieux sous les mers, c’est l’inverse abyssale d’Alfred Manessier. Tous ces sons en contrepoint du chœur sombre, ils sont évanescents, liquides… Il ne faut jamais se fier aux compositeurs, aux créateurs. Ils mettent sciemment des fausses pistes. Non, nous sommes bien dans le Nautilus, et on entend bien le rythme des machines, c’est léger, présent, aérien. Bah oui, car rien n’empêche le Nautilus de Bernard Reeb à quitter l’océan, à se laisser porter par le chœur qui se sent aspiré vers la surface, décolle pour la stratosphère porté par la puissance des oscillateurs. Le Nautilus rencontre le ciel. Magique, non ? Flux, reflux. Bright Flow, dont le chant majestueux se déploie, est strié par des stridences cuivrées , au timbre quelque peu sali, contraste avec la pureté des timbres entendus. Enfin, en note finale, le retour à l’évanescence.

PS :à bien y regarder, la pochette me confirme que l'ami Bernard Reeb s’est inspiré du ballet lumineux des créatures des profondeurs.
Plus sérieusement, les timbres pour Enconters, sans rentrer dans les secrets de fabrication, ont été faits totalement avec le Moog Modular V2 d'Arturia. Ce Moog Modular, avec un patch tout simple comme base de départ, il le modifie légèrement et il le fait sonner comme jamais. Sinon, pour ceux qui connaissent les albums de Bernard Reeb, il y a, bien entendu, des timbres réalisés avec Absynth de Native Instruments. C'est normal, d'ailleurs car Bernard est un sorcier sur cet instrument.

samedi, octobre 11, 2008

Une petite démo sonore avec Omnisphere



Après cette première démo qui utilisait la voix du poète Claude Beausoleil avec lequel je travaille, Omnisphere et Ircam Solo Instruments, voici, une seconde, cinéma, qui reprend très partiellement la première démo mais avec plus de timbres d'Omnisphere.
Le problème d'Omnisphere, c'est qu'il y a 40 Go de samples et de patchs, dont ceux d'Atmosphere - avec une qualité améliorée selon les utilisateurs - et que c'est long à découvrir. Et puis, effectivement, notamment comme quelqu'un comme moi qui n'a jamais travaillé avec ce type de matière sonore, que l'on peut réaliser soi-même (j'ai des effets de cordes vrillées avec le vibrato de ma Fender et obtenus avec le GT6 dont je ne suis pas peu fier) en mélangeant les softs, on se demande ce que l'on va faire avec.
D'évidence, c'est très orienté Sound Design ou musique de films. Honnêtement, ce n'est quand même pas la révolution annoncée à grand renfort de marketing. Il fallait s'en douter. Il y a toujours un décalage entre la réalité et les annonces commerciales.
Ceci étant, le son est superbe, peut-être trop d'ailleurs. Mais il est évident qu'il y a des tas de possibilités et que l'on peut réaliser d'étonnants alliages sonores. Pour ma part, ce qui m'intéresse, dans la mesure où je découvre la musiques de films pour une amie cinéaste professionnelle, Patricia Bardon, ce type d'outil me manquait, j'ai ainsi une grosse banque de samples à disposition dans laquelle je vais piocher et que je vais m'empresser de découper, de tronçonner.
Côté synthèse, c'est encore moins la révolution, je préfère les synthés virtuels. Par contre, cela peut servir d'appoint et puis il y a deux ou trois choses sympas. Mais je n'irais pas perdre du temps à faire du son avec. Et je l'ai déjà dit, créativement et intellectuellement parlant je me sens beaucoup plus d'affinités avec la banque Ircam Solo Instruments que je commence à maîtriser. Ceci étant, pour revenir à la démo, j'ai repris une partie de ce que j'avais fait mais je l'ai bien remanié. J'ai fait ça dans l'esprit d'une musique de film, avec des atmosphères, des ruptures. Dans la première partie, il y a un ajout de la voix de Claude Beausoleil traitée dans l'Ems Avs, et des cordes de l'Ircam Solo Instruments. Et à partir de 6'51 c'est totalement de l'Omnisphere. Avec une série de samples que j'ai découpé et inséré de façon que cela soit relativement fluide et cohérent.

lundi, septembre 22, 2008

Premières impressions sur Omnisphère

Une banque de choeurs :


Omnisphère est arrivé et pour le moins le nouveau soft de Spectrasonics fait parler de lui sur les forums. D'où pour les Chroniques de la Mao, une évidence, il faut tester la bête. D'où ici un petit test mélangeant Omnisphère et la bank Ircam Solo Instruments. Cette dernière étant aisément reconnaissable puisque ce sont des timbres de cordes, de harpe et un peu de trombone. Le reste étant Omnisphere avec notamment au début un court extrait de choeur en huitième de ton.
Déjà, première impression, il faut pour utiliser Omnisphère confortablement une machine puissante et avec de la mémoire et de la place sur le disque dur car il pèse pas moins de 40 Gigas. Chez moi, je l'ai installé sur un Quad 6600 avec 2 Go de Ram et tournant sur Vista ainsi que sur un Quad 9300 avec 4 Go de ram et tournant sur windows Vista 64 bits. Bien évidemment, c'est sur cette dernière machine qu'il est le plus véloce. Ainsi, le plus lourd preset, avec de multiples samples ne dépasse pas 23% de la CPU du séquenceur et tourne aux alentours de 12 à 13% en CPU pour l'ordinateur. Les presets simples ne dépassent pas 2 à 3%. Et c'est très rapide en chargement, c'est quasi instantané.Ce ce qui est plus long, ce sont les presets avec de multiples samples, pour moi, dans ce cas, c'est deux secondes voire trois secondes mais pas plus.
Sinon, je suis vraiment satisfait. Au début, j'ai été un peu inquiet, car il y a des sons qui sont très tape à l'oeil et qui seront quasiment inutilisables, quoique, découpés, pourquoi pas ? Ceci étant, comme le faisait remarquer un des membres du forum d'Audio Fanzine, Garella, il y a des multi qui sont sont surprenants mais tres novateurs quelque part, provocateurs d'idées nouvelles, de compos...
Mais il y a aussi des choses superbes. Chaque jour, je découvre des possibilités nouvelles.

Je vais oser une définition strictement personnelle, car utiliser ce type de soft comme Omnisphère est une première pour moi. Je travaille essentiellement avec des synthés virtuels ou des outils comme Max Msp, Csound et autres Open Music, mais jamais jusqu'alors avec samples. J'ai franchi le pas tout récemment avec la banque Ircam Solo Instruments et ça m'a donné envie de poursuivre un peu plus loin cette expérience sans aller à prendre une méga bank, qui de toute façon ne me correspondra pas.

Donc, Omnisphère va tout à fait dans le sens de ce que je souhaitais, et pour moi, c'est une sorte de couteau suisse, avec un système hybride samples et synthèses. La synthèse étant quand même le parent pauvre du soft. J'ai même l'impression d'avoir quelques soucis avec. J'ai eu deux trois montées délirantes de CPU et je me demande si ça ne vient pas de là. Mais bon, ce n'est pas cet aspect là qui m'intéresse. C'est plutôt le côté samples. Bon, il y en a qui ne m'intéresse pas du tout, et dont je me demande même ce qu'on peut en faire. On a un peu l'impression que Spectrasonics a fait des samples pour des raisons de marketing. Ceci étant, il y a de très belles choses exploitables, avec une qualité sonore indéniable.
Mais pour moi, si je devais retenir une des banques, c'est sans conteste celle des choeurs. Argghh, je peux faire des effets de choeurs contemporains en huitième de ton... Et même chose pour les cordes, d'où la possibilité de faire des masses sonores qui évoluent imperceptiblement.
Bref, je ne regrette pas cet investissement qui complète bien la banque Icarm Solo Instruments.

Je mets quelques copies d'écrans du soft. D'autre part, petite précision, Omnisphère ne s'utilise pas en standalone, il doit être inséré dans un séquenceur.


Le moteur :


















La fenêtre des effets :

















Le mixer :

















Le mode stack :

lundi, novembre 26, 2007

Phasm, un vst craquant



Un exemple réalisé avec un extrait d'un fichier midi de Tangerine Dream et avec le tout nouveau VST gratuit, "PHASM", développé par Novaflash, un concepteur, webdesigner, infographiste, etc, qui mérite que l'on s'attarde sur ce qu'il réalise où peut réaliser. Phasm est riche en possibilités sonores et sa petite surface de contrôle virtuelle est superbe et totalement craquante. A découvrir et télécharger sur son site :
http://www.numerisson.com/novaflash/
Ici : la vidéo en meilleure qualité :
http://www.d758076.eu/videos/Phasm.wmv

mercredi, juillet 04, 2007

Des patchs pour comprendre l'Ems Avs



Une courte vidéo sur la sortie des deux premiers oscillateurs de l’Ems Avs. Le patch est d’une simplicité basique, juste les sorties avec la sinusoïdale et de la dent de scie (sawtooth) en A3 et C3 de l’oscillateur 1, de la forme d’onde rectangulaire (square) et de la triangle de l’oscillateur 2 en A4 et C4. Notez que c’est le bouton Shape qui contrôle le niveau des harmoniques ajoutées.

vendredi, février 09, 2007

Le Synthé V4 pour Windows de Pierre Courprie est disponible


L'émulation virtuelle de l'EMS Synthi Aks, le Synthé V4, de Pierre Courprie qui ne tournait que sur Mac en version standalone est aujourd'hui disponible en plugin Vst pour Windows XP. Il faut juste disposer de Quicktime et du Runtime Pluggo de Cycling 74 pour qu'il puisse être inséré dans un séquenceur. Je précise qu'il est gratuit ce qui va très certainement ravir bon nombre de musiciens ou compositeurs en Mao et qui ne souhaite pas investir dans l'émulation réalisée par celle de Ludwig Rehberg.
Ce qui fait qu'aujourd'hui, avec celle de Pierre Courprie et celle de Zootook en ensemble Reaktor, le musicien dispose de trois versions de l'Ems Synthi Aks.
Le look de l'émulation réalisée par Pierre Courprie est Max Msp. J'essaierai d'effectuer un comparatif sonore entre les trois émulations, voire même avec le MegaMatrix de Starplug qui, à mon sens, se rapproche plus au niveau matricielle du Vostock. Mais il a aussi incontestablement un son, plus numérique, à l'instar aussi de l'émulation de Zootook.
Première prise en main :
J'ai comparé la couleur des oscillateurs, celle de L'Ems Avs me semble plus percutante, dans le bon sens. De même, au niveau de la sinusoïdale, celle proposée par Pierre Courprie semble moins pure que celle de l'Ems Avs. Mais bon, soyons clair, c'est du chipotage car le rendu du Synthé 4.1 est excellent. En revanche, mais ce n'est qu'une première prise en main, le son global me semble moins "agressif" que l'Ems Avs ou du MegaMatrix. En fait, on ressent bien le son "Max Msp" que je trouve assez aseptisé. Mais pour certains cela sera un avantage.
Les trois oscillateurs vont de 0 Htz à 20000 Htz alors que l'Avs ne va que de 0.935 à 10000 Htz pour les deux premiers et de 0.047 à 533.8 Htz. Amélioration par rapport au Synthi Aks et l'Avs, le Synthé V4 propose une modulation de fréquence sur ses trois oscillateurs. CEla peut se révéler pratique pour certaines modulations. Au niveau de la matrice, il y a des différences par rapport à la machine originale hardware et de l'Ems Avs. Chaque sortie des six formes d'ondes est proposée. Par contre, l'affichage en axes X et Y avec chiffres et lettres n'a pas été repris. C'est dommage car c'est pourtant bien pratique pour noter des pachts ou même plus simplement pour se repérer.
Le réglage des oscillateurs est très précis, à trois chiffres après la virgule. En utilisant le petit clavier midi intégré ou un clavier midi externe, chaque note affiche la fréquence de la note, son équivalent en chiffrage midi ainsi que le choix de l’octave. Cette précision est un véritable atout du V4 tout comme sa facilité de jouer les notes midi, voire même de faire tourner une séquence avec deux oscillos et de jouer dessus avec le 3e ? C’est vraiment très bien vu. Deux choix sont proposés, la fréquence exacte de la note midi ou la fréquence de la note midi plus une fréquence de base (valeur de départ) qui s’additionne. Le clavier midi peut aussi contrôler la fréquence du filtre. Autre petit détail très intéressant, le glissando qui permet de balayer en montée ou descente les fréquences.
En revanche, mais il y a peut-être une subtilité qui m'a échappé, la modulation d’un paramètre comme un oscillateur ou la fréquence de filtre par un autre oscillateur ne m’a pas convaincu. Déjà, il faut pour l’actionner effectuer une petite manipulation en cliquant sur le nom du paramètre que l’on souhaite contrôler, ce qui n’est pas très pratique, alors qu’avec l’Aks , le Vsc3 ou l’Avs il suffit de connecter l’oscillateur sur celui qui doit être contrôlé. De même, la tessiture des trois oscillateurs, allant de 0 à 20000 Hz, la finesse des montées ou descentes de fréquences semble de prime abord assez grossière. Le V4 propose du coup, même avec des faibles valeurs de fréquences de départ, des résultatantes dépassant 1000 hz, on oscille entre 1000 à 8000 voire 10000 hz, ce qui pas très intéressant à moins de vouloir travailler dans les infrasons. J'ose espérer qu'il y a la possibilité de réglages différents?
Pas de problème au niveau du filtre et de la ring modulation. Où ça se complique c’est avec l’enveloppe. Pas de problème pour jouer des notes midi, celles-ci sont bien affectées par les paramètres de l’enveloppe. Avec le stick, je n’ai pas eu de résultats probants. Contrairement à l’Avs ou du Synthi, le contrôle fonctionne pas de prime abord. Il doit y avoir une subtilité que je n’ai pas encore saisie.
Enfin, le fonctionnement normal de l’enveloppe, j’entends par là comme avec l’Ems Synthi Aks ou l’Ems Avs, en connectant un ou deux ou trois oscillateurs dans le module enveloppe et ses deux sorties correspondantes, j’ai immédiatement un résultat audio. Là, il ne se passe rien. Il faut manifestement activer le mode metro et jouer sur sa vitesse. Le glissando, là aussi permet de faire des montées et des descentes de fréquences.
Le tempo est contrôlé par trois paramètres, vitesse, table et aléatoire.
Si le tempo est sur la vitesse, les pulsations sont en millisecondes.
Le module de réverbération est assez moyen mais ce n’est vraiment pas un problème dans la mesure où l’on dispose avec les effets natifs ou les Vst d’outils de plus en performants.
Bon, je le répète, ce n'est qu'une première prise en main. Mais globalement je suis déçu. Je ne retrouve pas la puissance du son de l'Ems Avs, et surtout je le trouve beaucoup moins ergonomique. Enfin, même si le Vst est distribué gratuitement, je trouve qu'il manque de presets qui auraient pu être utiles pour le découvrir. Ce que propose, d'aileurs l'Ems Avs, l'émulation de Zootook pour Reaktor ou le MegaMatrix.



Toujours sur le site de Pierre Courprie vous pouvez télécharger son filtre 8 octave filter bank qui est excellent et qui reproduit le fameux Eight-Octave Filter Bank réalisé en 1971 par EMS.

Par ailleurs, j'ai trouvé sur le site de Pierre Courprie le lien de ce blog EMS SYNTHI qui comme son nom l'indique est dédié à l'Ems Synthi Aks et à l'Ems Avs avec des patchs ilustrés avec des exemples sonores. Un blog à suivre donc.

J'en profite, pour ma part, pour proposer cette courte vidéo, Ems Neu d'un patch réalisé avec l'Ems Avs, avec une sorte de rythme à la Neu.



J'évoquais récemment le MegaMatrix qui propose une autre solution matricielle, à la limite plus proche du Vostock.


Comme je savais que le développeur du MegaMatrix, Peter Dewald, avait travaillé sur l'Ems Avs, j'avais envoyé un mail à Kai Schliekelmann. Voici ce qu'il m'a répondu :
A few weeks ago you've asked about the development story of the EMS Synthie Avs and the Starplugs MegaMatriX. Here are some comments for you and the friends of your homepage:
Some years ago Peter Dewald, today’s Head of Creation at Starplugs asked Ludwig Reberg if he was interested in a Synth VST-plugin.
At last he said yes - but he only wanted an exact copy of the Synthie A and not a new development or new any features.
Doing things twice is not Peters favourite thing but being one of the long row of EMS developers was too tempting... he did it with some hidden specials :-) he couldn't do it without ...
By that time Peter worked together on some music projects with Kai Schliekelmann - and he did the beta testing for the AVS-plugin.
One year after the release of the EMS Synthie Avs we founded Starplugs. We wanted to do the kind of plugins OTHERS try to copy:-) We started with surround plugins that could not be found on the market - but we always saw us in the tradition of the old synthesizer companies - being creative, bringing things to the point, doing
modifications and "on demands". When developing plugins we are absolutely focussing on the sound and always try to make our plugins sound even better than the great original Synth legends standing in our studios.
The Starplugs MoonClass was the first polyphonic synthesizer we created. It has an amazing new filter programming (Quantum technology) and filter sound and a very cool cluster oscillator concept. We follow the tradition but always want to go a step further - without leaving our roots.
After releasing our vocoder which is often mentioned "the best sounding VST-Vocoder" Peter wanted to do a classic monophonic synthesizer - it should be a specialist in classic modulation sounds with a free routing concept, single modules with fat sound and pressure. Peter did not want to create a simple routing matrix like all the others, but a "mixing matrix" that gives you ALL possible points.
The concept looks very simple there but it took a lot of time to develop it....
There were some month with "every day a new idea and a new version" - testing with musicians and deleting...
When we saw the actual Matrix version for the first time we knew this is the concept we were searching for - a concept with no limits. That was a year after Peter decided to create a mono synthie. It took another half a year to create the MegaMatriX with all beta testing and doing the details with producers and musicians and we are still happy with it, producing music and find a new sound every time we play with. It's still our fun machine !!!

dimanche, janvier 14, 2007

Musique pour une exposition autour de Ben Barka




L'année 2007 commence bien pour moi. J'ai réalisé la musique (voir MP3 "Disparition Mehdi Ben Barka" proposés en liste dans la colonne de droite) pour une exposition consacrée à l'occasion du 41ème anniversaire de l'enlèvement de Mehdi Ben Barka EXPOSITION-MANIFESTE "Disparition (Ben Barka) 41 artistes.
Elle est organisée par L'Institut Mehdi Ben Barka-mémoire vivante, La Fédération Internationale des Ligues des Droits de l'Homme, La Ligue Française des Droits de l'Homme, et Mémoire-Vérité-Justice sur les assassinats en France. Philippe Brizon, Président de L'ENTREPÔT et Solange Barberousse (conception et organisation) présentent ainsi : 40 tableaux, sculptures, photographies, 1 composition musicale.
Avec
Naranayam Akkitham, Antoine de Bary, Daphné Bitchatch,Kamal Boullata,
Delphine Bloc, Moustapha Boutadjine, Gil Browaëys, Gérard Cambon,
Abdellatif Derkaoui, Philippe Desloubières, Maria Desmée, Irène Dominguez, Catherine Fourniau, Gerard Fromanger, Marc Garanger, Michelle Goalard,
Jac Guerrier, Réjine Halimi, Tahar Jmyi, Ben-Ami Koller, Gisèle Lacroix,
Béatrice Laloë, Ananias Leki Dago, Michel Madore, Hassan Massoudy,
Olivier O. Olivier, Cécylia Olszewska, Gérard Paris-Clavel, Marc Perez, Julien Perrier, Michel Quarez, Anne-Marie Quemar, Bernard Rancillac,
Denis Rival,Anne de Seynes, Ilio Signor, Ian Sutherland, Pierre Yermia,
Ismail Yildirim, et Didier Debril, composition musicale: MBB 29.10.65.
L'exposition se déroulera du mercredi 7 Février au dimanche 4 Mars 2007, tous les jours sauf le Samedi.
Avec d'autres part, projections-débats du film de Serge Le Péron J'ai vu tuer Ben Barka, les 14, 16, 28 Février à 19h50.
Ainsi qu'une semaine du cinéma marocain du 12 au 18 Février.
(programme sur le site http://www.lentrepot.fr).
Pour ceux que ça intéresse, je mets en ligne Manifeste, l'introduction de cette musique dont la durée totale est 52 minutes.
Techniquement, elle a été réalisée à parir d'Ableton Live 6, le logiciel se prêtant bien à l'expérimentation, aux mélanges et traitements des différentes voix synthétiques, des mixages entres samples et synthétiseurs virtuels ou Hardware. Les voix ont été traitées, trafiquées au niveau de l'enveloppe, de passage dans la ring modulation, avec l'Ems Avs auquel s'ajoutent des effets natifs d'Ableton Live 6. L'Ems Avs est aussi utilisé dans des climats très calmes, très "Ambient Music", apaisé. Avec, toutefois un passage beaucoup plus rude, avec du Noise.
Avec cette exposition, je souhaitais utiliser principalement cette émulation de l'EMS Synthi Aks pour créer la musique. Et honnêtement, l'Avs se révèle comme étant un outil très créatif. Et à mille lieux des beeps de la machine originale. D'ailleurs, sur l'unique clin d'oeil que je me suis autorisé, j'ai essayé le Moog Modular, le MiniMonsta, mais ça n'allait pas. Seul l'Ems Avs m'a donné le son que je souhaitais. Toujours en virtuel, il y a des ensembles de Reaktor 5.
Mais saurez-vous reconnaître le clin d'oeil à l'écoute de l'introduction ?
Sinon, en Hardware, j'ai utilisé l'Evolver, avec Larsen que j'avais réalisé dans un esprit free. Cette improvisation s'est naturellement insérée dans la musique pour l'expo. Il y a aussi deux synthétiseurs Yamaha, un SY99 et un EX5R.
Toujours en virtuel, il y a des ensembles de Reaktor 5 dont un Rick Scott, le xi:S, Xenakis is my Soup. Mais en revanche, j'ai changé la nature des oscillateurs. L’original produit des timbres très typés trombones, chose que j’adore généralement, mais là je souhaitais quelque chose de plus grinçant, de plus énervant voire stressant.
Le problème avec ce type d’exposition « manifeste », où il y a une quarantaine d’artistes, c’est que les contraintes sont nombreuses. De plus, ce n’est pas un concert. Il faut que cela ne lasse pas, que cela soit écoutable par le plus grand nombre… Mais sans se renier.
En regard du sujet, la disparition d’un grand leader politique Marocain, avec enlèvement, la mort et la disparition totale du corps, il n’est pas question de se laisser aller. Avec les voix traitées avec l’Ems Avs, on peut très vite faire sourire. Dans le cadre de cette exposition cela serait inconvenant. Mais en même temps ces contraintes obligent à chercher des solutions, à fouiller au fond de soi-même, à être exigeant. En tout cas, ce fut pour le moins un travail passionnant et qui m’a permis de creuser un peu plus l’aspect du rendu des voix synthétiques. Et ça tombe bien, car je devrais enchaîner maintenant sur une création théâtrale où une partie des voix seront traitées par Mao…